Alors voilà quelques chose d'un peu plus constructif (j'espère).
Avec Tim Burton à la barre de cette sublime caravelle on ne pouvait qu'être sur d'arriver à bon port, tout comme c'est le cas du héros principal Sweeney Todd que l'on voit débarqué dans le Londres du XIXe siècle après 15 ans d'exil. Décord tout burtonesque en tuile, fumé et pavés humides, sentiers escarpés, ruelles sombres et maisons aux allures insalubres pour ajouté encore au coté glauqe de la ville. Le ton est vite donné avec une description de la ville en chanson, titre qui comme le reste de ceux que l'on entendra au cours de l'oeuvre est interpreté parles acteurs eux mêmes (on saluera d'ailleur leur performance mais là n'est pas encore le propos), description donc et visite en musique de la ville pour ce premier tableau qui pose les fondations du récit et met en place les personnages principaux en faisant un rapide portrait. A commencer par le jeune homme un peu naïf et encore bercé d'illusion, le mari et père de famille à qui un tiers à tout pris, le responsable de l'exil de notre anti héro et son sbire pour terminer bien sur le personnage qui fera le lien entre le vengeur sans scrupule et le juge sans remords prend les trait de la voisine du personnage principal. Tout le monde est présenté, la trame dévoilée, l'intrigue mise en place, que le spectacle commence.
On apprécie d'ailleur le temps si justement calculé que prend le maître d'oeuvre pour mettre le spectateur dans le bain et l'impregné de l'ambiance de film qu'il est venu voir.
Avec ce choix de réalisation il ya avait un risque, et non des moindre, rappellons le, ces temps derniers, la comédie musicale est loin d'avoir le vent en poupe. C'est là peut être le trait de génie de Tim Burton : déterré un genre considéré comme passé de mode et donc qui potentielement n'attirera pas foule pour le sublimer à nouveau et le porter aux nues. On ne peut donc que d'une part saluer le courage qui découle de la prise de risque d'un tel choix mais également tirer bas notre chapeau au résultat. Là où d'aucun aurait attendu de la miervrerie on trouve du cynisme et des sarcasmes, là ou on aurait pu voir du sentimentalisme facile on nous livre une émotion vraie et brutte de décofrage. Sans oublier le côté sombre et dégenté inhérant à tout film de Tim Burton.
Presque aussi inhérant que le côté sombre et dégenté, une fois encore Tim Burton confie son personnage principal à Johnny Depp qui collabore pour la 6 eme fois avec le réalisateur, ainsi que la charmante et ambigue Helena Bonham Carter. Deux acteurs dont le charisme et les performances portent à bout e bras cette oeuvre, tous deux servits par des personnages secondaires à l'essence palpable qui on le sent bien ne servent ici que de faire valoir au duo de fous furieux qui mennent le balet durant le film.
Voici donc le cocktail détonnant que nous sert Tim Burton sur un plateau d'argent, sans cesse sur le fil du rasoir, mais toujours diaboliquement génial.
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